33 To Follow: focus sur Karen Heurckmans (Ads&Data)

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Dans le cadre de l’initiative 33 To Follow, lancée par CommPass et ses partenaires professionnels - PUB, MediaSpecs et Media Marketing – les jeunes talents émergents du secteur belge des médias sont mis sous les projecteurs. Chaque année, 33 jeunes professionnels de moins de 33 ans, actifs au sein d’agences, de régies, d’annonceurs ou d’organisations connexes, sont sélectionnés pour leur créativité, leur vision et leur impact sur le marché.

PUB a donné la parole à l’un de ces jeunes talents, Karen Heurckmans key account manager chez Ads&Data. La rédaction lui a posé quelques questions afin de découvrir son parcours, ses sources d’inspiration et sa vision du métier de professionnel des médias en 2026.

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Pouvez-vous brièvement retracer votre parcours jusqu’à présent et décrire votre fonction actuelle ?

Je travaille chez Ads & Data depuis cinq ans. J’ai commencé en août 2020 chez SBS Belgium – aujourd’hui Play Media – dans un rôle opérationnel au sein de la télévision et j’ai participé en avril 2021 à la transition vers Ads & Data. J’ai ensuite évolué vers l’Internal Sales et aujourd’hui je suis active comme Key Account Manager.

Le passage vers l’Internal Sales m’a permis d’élargir considérablement mes connaissances. Alors que j’étais initialement surtout focalisée sur la télévision, j’ai également découvert d’autres médias dans mon nouveau rôle, comme les canaux digitaux et le print. Cela a fortement élargi ma vision du paysage médiatique et rendu mon travail d’autant plus intéressant. Cette fonction a également constitué une base solide pour évoluer ensuite vers mon rôle actuel. Aujourd’hui, en tant que Key Account Manager, je me concentre sur le développement de collaborations durables entre marques et médias, où l’insight stratégique, la confiance et les relations à long terme sont centrales.

Quel a été le moment ou le déclic qui vous a donné envie de travailler dans le secteur marcom ? Et qu’est-ce qui vous a amenée à choisir votre entreprise actuelle ?

Le secteur marcom m’a toujours attirée parce qu’il s’agit d’un univers en constante évolution. Les médias combinent stratégie, créativité et technologie, et cette tension m’a immédiatement semblé intéressante.

Pendant mes études en sciences de la communication, j’ai effectué un stage chez Woestijnvis, au sein de la rédaction de l’émission De Slimste Mens ter Wereld. J’y ai découvert pour la première fois l’univers de la télévision et appris à mieux connaître le groupe de chaînes derrière le programme. Cette expérience m’a motivée à postuler chez SBS Belgium, où mon parcours professionnel a commencé. Moins d’un an plus tard, SBS Belgium a fusionné avec Mediahuis et Pebble Media pour former Ads & Data. Cette évolution a rendu l’entreprise encore plus intéressante pour moi, car l’offre est devenue beaucoup plus large que la télévision seule. Je me suis retrouvée dans un environnement où plusieurs médias se rencontrent et où je pouvais apprendre d’experts aux parcours variés qui se complètent.

Si vous pouviez changer une règle dans le secteur, laquelle serait-elle ?

J’aimerais que l’on s’éloigne de l’idée selon laquelle l’impact se mesure uniquement à court terme et par des chiffres. Le succès réside aussi dans des relations durables, la confiance et la collaboration. Ces éléments sont moins tangibles, mais font réellement la différence à long terme.

Comment vous positionnez-vous dans le débat local versus global, notamment pour les médias ?

Je crois fortement à une combinaison des deux. Les acteurs globaux offrent de l’échelle, mais les médias locaux apportent la pertinence, le contexte et une véritable connexion. Pour moi, la vraie force réside dans la combinaison intelligente des possibilités globales avec des insights locaux. C’est la seule manière pour une marque ou un partenaire média de rester pertinent dans un paysage de plus en plus complexe.

Pensez-vous que notre secteur a un rôle sociétal, au-delà de l’impact économique ?

Absolument. Les médias locaux remplissent un rôle sociétal important. Ils rassemblent les gens et créent des expériences partagées. Pensez par exemple à la connexion entre Flamands pendant la recherche du candidat dans De Mol. Ce type de programme est plus que du divertissement, c’est un élément du patrimoine culturel qui relie les gens et suscite des conversations.

Les médias déterminent aussi quelles histoires sont entendues et la manière dont les gens regardent le monde. Cela implique une responsabilité. Notre secteur peut contribuer à la connexion, à la nuance et à l’inclusivité, et cela va bien au-delà du seul impact économique.

Qu’est-ce qui fait selon vous un bon professionnel des médias en 2026 ?

Un bon professionnel des médias est fort analytiquement, mais ne perd jamais de vue la dimension humaine. La flexibilité, la curiosité et la volonté d’apprendre en continu font aujourd’hui la différence. Le secteur des médias est en mouvement permanent et ceux qui veulent continuer à avoir de l’impact doivent rester agiles et évoluer avec lui. C’est cette combinaison d’insight, d’adaptabilité et d’humanité qui distingue quelqu’un dans notre secteur.

Qui ou quoi vous inspire dans votre travail ?

Je puise surtout mon inspiration chez les personnes qui prennent leurs responsabilités et osent avancer, même lorsque la situation est incertaine. Des personnes ouvertes au dialogue, qui sortent de leur zone de confort et recherchent activement de nouveaux insights.

Je suis également inspirée par ceux qui portent un regard neuf sur le secteur et remettent en question les idées reçues. Cette combinaison d’audace, de curiosité et d’ouverture permet de véritables progrès, et c’est ce qui me motive chaque jour.

Quelle est jusqu’à présent votre plus grande fierté professionnelle ?

Ma plus grande fierté professionnelle se situe à deux niveaux. D’une part, l’impact que j’ai sur les jeunes dans le secteur, en m’engageant avec les autres membres du steering group de Club33 pour organiser des événements qui inspirent, connectent et stimulent la croissance. D’autre part, je suis fière de mon parcours interne chez Ads & Data. Il prouve que la confiance, la discipline et le travail paient réellement, et qu’en prenant des initiatives on peut façonner son propre parcours.

Où vous voyez-vous dans cinq ans et pourquoi ?

Dans cinq ans, je souhaite avant tout être quelqu’un qui maîtrise son expertise et crée de l’impact grâce à la confiance et à la collaboration. Le rôle exact importe moins que le fait de continuer à évoluer, d’inspirer les autres et de contribuer à construire un secteur des médias tourné vers l’avenir.