Dans le cadre de l’initiative 33 To Follow, lancée par CommPass et ses partenaires professionnels – PUB, MediaSpecs et Media Marketing – les jeunes talents émergents du secteur belge des médias sont mis sous les projecteurs. Chaque année, 33 jeunes professionnels de moins de 33 ans, actifs au sein d’agences, de régies, d’annonceurs ou d’organisations connexes, sont sélectionnés pour leur créativité, leur vision et leur impact sur le marché.
Pour cette première édition, PUB a donné la parole à l’un de ces jeunes talents, Margaux Monacelli, Media Planning Director chez Publicis Groupe Belgium. La rédaction lui a posé quelques questions afin de découvrir son parcours, ses sources d’inspiration et sa vision du métier de professionnel des médias en 2026.
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Rappelez-nous brièvement votre parcours professionnel jusqu’ici et décrivez-nous vos fonctions actuelles ?
J’ai découvert le monde des médias en travaillant d’abord chez L’Oréal avant de découvrir l’univers de l’agence lors d’un stage chez OMD France.
La vie m’a ensuite menée en Belgique, chez ICI PARIS XL, où j’ai évolué en tant que Digital Specialist pendant plus de trois ans au rythme intense des Black Fridays, soldes et autres temps forts commerciaux. Cette expérience m’a appris la performance, la réactivité et l’importance de l’impact business concret.
Après cette immersion côté retail, j’ai choisi de revenir en agence et j’ai rejoint Publicis Belgique. Après 2 ans en tant que media planner 360°, j’ai eu l’opportunité de devenir Media Planning Director.
Aujourd’hui, je supervise la stratégie média et son exécution pour différents clients : de gros comptes comme Stellantis à des marques FMCG, en passant par des annonceurs plus locaux. Le tout, en accompagnant une équipe dans son développement et son évolution.
Quel a été le moment, le déclic qui vous a donné envie de travailler dans le secteur marcom et qu’est-ce qui a motivé le choix de l’entreprise pour laquelle vous travaillez actuellement ?
Ce n’est pas vraiment un déclic, mais plutôt une logique qui s’est imposée naturellement. Le secteur marcom m’a toujours intéressée parce qu’il évolue en permanence et qu’il est un vrai reflet de notre société et de ses mouvements.
C’est un univers qui ne reste jamais figé. On y retrouve à la fois de la stratégie, de la créativité, une dimension business, mais où l’humain garde toujours une place centrale, ce qui me tient particulièrement à coeur. Le terrain de jeu est presque infini même si les budgets le sont parfois un peu moins.
Si j’ai choisi Publicis, c’est justement parce que son modèle correspond à cette vision. Je ne voulais pas simplement exécuter des plans média, mais évoluer dans un ecosystème où les idées circulent, où l’on apprend des autres disciplines et où l’on peut avoir une vision plus globale.
Vous avez les clefs pour changer une règle du jeu dans le secteur. Vous toucheriez à quoi ?
Si j’avais la possibilité de changer une chose, je questionnerais le concept de productivité.
Non pas parce que ce n’est pas important, mais parce qu’elle prend une place de plus en plus centrale, parfois au détriment d’un planning plus stratégique et plus réfléchi.
L’efficacité budgétaire est essentielle mais lorsque la priorité devient uniquement le volume et le CPM le plus bas, on perd en qualité d’exécution, en attention réelle et, au final, en impact pour la marque. Le choix des KPIs devrait être plus réfléchi, et moins systématiquement orienté vers la maximisation immédiate de l’efficacité.
L’idéal réside dans l’équilibre : acheter de manière plus efficace et responsable, tout en gardant un focus constant sur la qualité, la cohérence et l’impact réel des campagnes.
Le mot, le concept qui vous fatigue le plus dans notre industrie ?
« Cut » pour des raisons évidentes ! Ce mot est malheureusement devenu trop courant dans nos discussions clients.
Êtes-vous sensible au débat local vs global (parlant des médias) ?
Évidemment. Comment ne pas l’être, surtout dans le contexte actuel ? Les acteurs globaux apportent une vraie puissance, des outils et un volume d’audience dont il est difficile de se passer, même si on le souhaitait. Mais les acteurs locaux ont une valeur tout aussi importante : la proximité, la confiance et une connaissance très fine de leur audience.
Pour moi, l’enjeu est de trouver le bon équilibre : profiter de la force du global tout en donnant une vraie place et de la valeur aux acteurs locaux.
Intégrer des projets locaux est un véritable atout pour une marque : cela permet de travailler son image de manière plus authentique et de créer une connexion plus forte avec son audience.
Estimez-vous que notre industrie a un rôle sociétal à jouer, au-delà de son impact économique ?
Oui, clairement. La publicité influence nos comportements, nos habitudes de consommation et même nos représentations. Elle peut encourager des choix plus responsables, mettre en avant des initiatives positives et même participer à faire évoluer les mentalités.
Mais cela peut aussi être l’inverse: la publicité alimente encore trop souvent des logiques de surconsommation et différents types de washing. L’impact environnemental également ne peut plus être ignoré aujourd’hui.
Je pense que notre responsabilité est d’assumer pleinement cette influence et de nous challenger en permanence pour faire évoluer l’industrie dans le bon sens. Les messages que nous poussons doivent s’inscrire dans une démarche authentique et cohérente.
Les acteurs majeurs du secteur, clients/régies et agences, ont, selon moi, une responsabilité particulière pour impulser ce mouvement et pousser vers des habitudes plus responsables.
Selon vous, qu’est-ce qui fait un bon professionnel des médias en 2026 ?
Pour moi, un bon professionnel des médias en 2026 est quelqu’un de curieux, avec une bonne intuition et capable de remettre en question ses certitudes.
Il est nécessaire de comprendre l’environnement dans sa globalité : les besoins des clients, les différentes contraintes internes mais aussi les enjeux business.
Etre fédérateur est primordial: porter des idées, embarquer les équipes et créer une motivation autour d’un projet commun pour que chacun se dépasse.
Quels sont vos sources d’inspiration ?
Les échanges entre départements, entre profils parfois très différents, les points de vue opposés, les discussions qui challengent le statu quo. C’est souvent dans ces confrontations que naissent les meilleures idées/solutions.
Je suis inspirée par les personnes qui osent poser des questions, remettre en perspective une approche trop automatique ou proposer une autre manière de faire. Sortir de ses automatismes n’est pas toujours simple, mais c’est indispensable pour continuer à évoluer, surtout dans un monde qui bouge vite.
Votre plus grande fierté professionnelle à ce stade ?
Avoir eu la confiance de mon management pour devenir team leader relativement tôt dans mon parcours et accompagner une équipe dans sa progression est une vraie fierté pour moi !
Voir les membres de mon équipe évoluer/gagner en confiance est également quelque chose qui me rend fière.
Où vous voyez-vous dans 5 ans et pourquoi ?
Dans cinq ans, je me vois dans une position dans la continuité de mon rôle actuel : stratégique mais peut-être un peu plus transversal.
Décloisonner davantage les expertises, créer encore plus de ponts entre média et création, et faire évoluer nos façons de collaborer, c’est vraiment ce qui me motive le plus pour la suite.
J’aimerais continuer à construire des campagnes intelligentes et qui marquent réellement les esprits, en tenant compte des enjeux sociétaux et environnementaux qui prennent de plus en plus de place.

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