Bernard Marchant et Jean-Paul Philippot toutes voiles dehors

Niveau média, nombreux sont les paramètres qui les opposent. L’un, patron du premier groupe de presse francophone du pays est aussi actionnaire de RTL aux côtés de DPG. L’autre est depuis 24 ans à la tête de la RTBF. Ils ont toutefois un terrain, ou plutôt un océan d'entente, puisque Bernard Marchant comme Jean-Paul Philippot pratiquent la voile au gré de leurs opportunités.
Pour ce dernier numéro de l’année (2025), nous avons rassemblé une brochette de tandems par secteur d’activités. Il va sans dire que le patron du groupe Rossel a sa place autour de la table. Pour rappel, le rapprochement entre les groupes de presse Rossel et IPM est en phase de concrétisation. Est-ce à dire que côté sud du pays nous n’aurons plus qu’un seul éditeur de presse? «Non ! C'est une erreur de dire ça. Moi, je ne suis pas éditeur. Les éditeurs responsables sont les gens qui gèrent les journaux au quotidien », affirme Bernard Marchant, qui préfère le terme « propriétaire ». «Après, la question est de savoir quel est l'intérêt du propriétaire ? Asseoir des éditeurs responsables fait partie de l'intérêt économique du propriétaire. Il faut aussi tenir compte du territoire ! Sur une population de 4,5 millions de personnes, nous avons une grande diversité de médias entre ce qui existe côté public et privé. Ce qui est absolument unique. Ça n'existe nulle part ailleurs. Rossel est présent dans les Hauts-de-France où il y a France 3 et la Voix du Nord et c'est tout.»
De son côté, Jean-Paul Philippot enfonce le clou : « C'est évident qu'on est dans une situation d’hyper-concentration. Elle est la conséquence d'un marché qui a été complètement dérégulé. La situation de monopole, n’est pas à Bruxelles ou à Liège, elle se trouve aujourd'hui aux Etats-Unis et en Chine, avec des monopoles non régulés, d'une puissance qu'on n'a jamais connue dans le domaine des médias et des contenus et qui font la loi. Là, il n'est plus de question d'éditeurs responsables. Il faut arrêter de parler du marché de la presse et même du marché de l'audio ou de la vidéo. Le marché est global. Et quand on voit les flux économiques, il y a une énorme porosité. C'est le paradoxe. Il n’y a jamais eu autant de contenus disponibles qui cherchent de la valeur économique sur nos territoires. On peut se demander que se passerait-il si Rossel décidait d’abandonner les médias au profit d’une autre activité? Il n'y aurait plus d'acteurs belges francophones privés. Je pense qu'en termes de balance de risques, il faut mesurer ce qu'on a et ce qu'on pourrait perdre».
(...)
Retrouvez l'article en entier dans le dernier numéro du magazine PUB ou dans sa version online !

CONTENT CREATOR - THE CREW
About The Crew The Crew is a boutique creative agency based in Brussels. […]

Responsable du développement commercial et marketing H/F - Réseau des Médias de proximité
APPEL A CANDIDATURES Le Réseau des Médias de proximité recrute un.e « Responsable […]

Corporate PR Account Manager Walkie Talkie
WALKIE TALKIE IS ON THE LOOKOUT FOR A CORPORATE PR ACCOUNT MANAGER WALKIE […]

Marketing and Admissions Director - The British School of Brussels
We’re looking for a Marketing & Admissions Director to join our amazing team at The […]






