Dylan Heusdain

Our Kids

Je n’aime pas parler de moi. 

Du coup, parlons d’autre chose. 

Pour moi, la publicité c’est de la magie. 

Lors d’un spectacle de magie, il y a l’émetteur (magicien) et le récepteur (le public). 

Ce public est composé de différents profils, mais selon moi on peut le scinder en deux parties distinctes : ceux qui y croient, et ceux qui n’y croient pas. 

Ceux qui y croient sont déjà convaincus ; ils sont là pour admirer le spectacle ! 

En revanche, ceux qui n’y croient pas tentent de desceller les mystères de cette soi-disant magie. 

On remarque dans ce phénomène un dialogue entre ces deux groupes, le premier s’émerveille tandis le deuxième leur explique qu’ils n’ont pas à s’éblouir devant tant d’entourloupes. 

Et c’est là que la magie prend place. Peu importe le contraste du public, celle-ci génère de l’intérêt pour autant qu’elle soit assez bonne pour les convaincus et assez mauvaise pour les autres. Sans ce dialogue/confrontation entre ces deux publics, ceux qui y croient n’auraient plus de raisons d’y croire (vu que la magie serait vérité et plus mystère) et ceux qui n’y croient pas n’auraient plus personnes à faire changer d’avis. 

Est-ce que le rôle de la publicité doit impérativement convaincre ceux qui ne sont pas convaincus ? 

Je ne pense pas, il peut le tenter mais même un Houdini ne convainc pas tout le monde. 

Si tout le monde était convaincu, la magie n’évoluerait pas, elle ne se serait pas si belle et complexe qu’elle ne l’est aujourd’hui. 

Il faut accepter de ne pas plaire à tout le monde, car c’est grâce à cette diversité que la magie démontre nos centres d’intérêts, nous rapproche et nous confronte (nous fait VIVRE quoi !) 

Sinon j’ai été engagé chez TheManifest. 

Champagne !