Green Transition for (marketing) dummies avec Nicolas Lambert

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Le 27 septembre 2026 entrera en vigueur l’Empowering Consumers for the Green Transition (ECGT). Cette directive européenne s’inscrit dans le cadre du Green Deal européen, le projet par lequel l’Union européenne ambitionne de devenir climatiquement neutre d’ici 2050. À court terme, cela implique une adaptation claire pour les entreprises et les marketeurs. À long terme, selon Nicolas Lambert, la directive offre surtout des opportunités pour le secteur.

L’Union européenne souhaite renforcer la lutte contre le greenwashing et mettre fin aux allégations environnementales vagues et aux promesses de durabilité creuses. Lors d’un événement organisé par le Sustainability Think Tank du BAM, des CMO et des experts ont analysé les conséquences de la directive européenne Empowering Consumers for the Green Transition. Car plus les marques se préparent et s’assurent de respecter les règles, plus la transition sera fluide. À première vue, les nouvelles règles semblent surtout être une formalité juridique, mais en pratique, plusieurs éléments changent pour les entreprises et les marketeurs. « La loi ne devient pas fondamentalement différente, mais elle devient plus précise et plus claire, » explique l’expert en marketing et durabilité Nicolas Lambert. « Cela signifie que certaines pratiques qui passent encore aujourd’hui entre les mailles du filet seront interdites à l’avenir. »

Des règles plus strictes

Quiconque se promène aujourd’hui dans un supermarché ne peut l’ignorer : des termes tels que « durable », « eco-friendly » ou « biodégradable » apparaissent partout. Ces allégations vagues disparaîtront bientôt du langage marketing et laisseront place à des formulations concrètes et vérifiables. Au lieu de promouvoir un emballage comme « respectueux du climat », une marque devra par exemple indiquer que « 100 % de l’énergie nécessaire à la production de cet emballage provient de sources renouvelables ». Les visuels suggestifs comportant beaucoup de vert, de feuilles ou d’autres références visuelles à la durabilité devront également être justifiés de manière critique.

Les labels feront eux aussi l’objet d’un grand nettoyage. Les marques pourront toujours adhérer à des systèmes reconnus tels que Fairtrade ou l’écolabel européen, mais les labels inventés sans contrôle indépendant disparaîtront. « Dans l’ensemble, cela aura un impact considérable sur ce que les consommateurs verront en rayon et dans la communication, » affirme Lambert.

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Article NL : Fien Van Liedekerke
Traduction FR : Marine Dehossay

Image : Nicolas Lambert @Orbit by PUB 2019