Un dernier mot ?
Un grand bravo, bien sûr, à Philippe Warzée et à ses jeunes femmes pleines d'avenir. Parce qu'elles ont redonné vie à Pub. Puissent-elles continuer à servir leur métier avec brio pendant encore longtemps !
Un grand bravo également à quelques autres personnes. Emmanuel de Vicq et Baudouin Michiels (respectivement directeur et président de l’UBA à l’époque), sans qui je n’aurais jamais réussi à lancer EFFIE après avoir laissé le Pub Award aux créatifs. L'ACC florissante d'aujourd'hui était encore loin d'être reconnue, si bien qu'en Belgique, seuls les annonceurs s'étaient engagés à fond dans ce prix récompensant une efficacité prouvée, oui, prouvée. Les créatifs ont mis le CCB dans un état lamentable jusqu’à ce qu’Éric de Behr, alors directeur de la création chez JWT, fasse valoir son influence et fasse pression sur les magnats des médias jusqu’à ce qu’ils sponsorisent le Club, auquel il a d’ailleurs conféré un statut prestigieux, avec tout le faste qui s’imposait.
PUB s’en sortait bien, surfant sur les changements de l’époque. Je n’aurais jamais dû le vendre, mais bon… Heureusement, Georges Lafleur m’a donné un bon coup de pied aux fesses quand il a, à juste titre, descendu mon projet de CV Magazine en disant : « Fais simplement une newsletter photocopiée. » C’est ainsi qu’est né CVNews, que j’ai arrêté fin 2005, en plein burn-out. Et je me suis ensuite lancée dans une nouvelle expérience en tant que coach de vie.
C'était donc ça. Encore une chose, à l'attention de ces mêmes annonceurs. Pensez-vous vraiment que ça marche quand votre spot tellement stéréotypé (inchangé depuis le siècle dernier) interrompt quatre fois la Passion selon saint Matthieu ? Vous n'avez jamais entendu parler d'un environnement de qualité et de s'intégrer dans l’expérience du spectateur ? L'IA, on s'en fiche ? Pour le reste : hasta la vista.
Josephine Overeem

