Un édito peut en cacher un autre
Cette année 2026 s’égrène sous le signe des 50 ans de PUB. Le 26 avril 1976, une jeune Hollandaise se lançait dans une aventure de presse qui perdure. Tous ceux et celles qui lisent nos éditos remarqueront que, dans notre magazine jubilaire, nous avons cédé la place de l’édito à la fondatrice de PUB : Joséphine Overeem. À tout seigneur, tout honneur. Elle n’a certes pas l’aura de Katharine Graham, qui a dirigé le Washington Post et a fait trembler l’Amérique avec les affaires des « Pentagon Papers » et du « Watergate ». Mais notre Joséphine a aussi fait trembler notre microcosme de la communication de 1976 à 2005. De Christian Van Thillo (DPG) — « Tout le monde avait peur de Joséphine »* — à la direction du CIM, nombreux étaient ceux qui la craignaient.
Lisez son édito, en ouverture de ce magazine jubilaire : vous vous ferez une idée de son personnage. Sa plume toujours verte est certes trempée dans de la nitroglycérine. Elle y distribue bons et mauvais points… pour notre plus grand plaisir. Les créatifs comme les annonceurs se voient interpellés, surtout ces derniers. Joséphine a raison de les secouer. Mais sont-ils les bons interlocuteurs ? La chaîne de commandement dans les entreprises s’est fort diluée entre l’époque où la timonière de PUB (jusqu’en 1988) et de CVNews (jusqu’en 2005) était sur le pont. Le relationnel a changé avec l’émergence du monde digital. Et, pour les 50 ans de PUB, une femme a pris le relais d’une autre. Si je reste à la barre de votre média, Marine Dehossay officie depuis peu en tant que rédactrice en chef. Joséphine… Marine, deux femmes qui en veulent. Mais aussi deux femmes qui n’ont pas la même vision du monde. La première, couteau entre les dents, a le profil d’une corsaire ; la seconde a celui d’une régatière. Merci Josephine et bon vent à Marine.
(*) Lire l’interview de Christian Van Thillo en page 27 de notre numéro

