Entre innovation et durabilité : le défi de l’IA

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Dans un monde qui va de plus en plus vite, les agences n’ont d’autre choix que de suivre ce rythme. Par conséquent, l’usage de l’IA s’intègre rapidement dans les métiers de la publicité et du marketing, et commence même à devenir indispensable. Utilisée pour la production de contenus, le ciblage marketing ou l’analyse de données clients, elle peut créer une tension entre productivité et responsabilité, comme le souligne Yves Colinet (sur la photo), expert en IA et data et CCO de LinkByCar.

On entend souvent dire que l’IA n’est pas neutre sur le plan écologique. Celle-ci mobilise de nombreuses ressources, mais les réponses restent floues. Ces questions se posent à l’échelle individuelle, car l’usage de l’IA est paradoxal, et elles prennent encore plus d’ampleur pour les entreprises, compte tenu des coûts environnementaux réels liés à l’utilisation de ces outils.

L’IA pèse lourd

Afin d’y voir plus clair, Sabrina Bulteau, cofondatrice de PingPrime.ai, nous a partagé quelques données. ChatGPT reçoit environ 2,5 milliards de requêtes par jour, ce qui équivaut à la consommation quotidienne d’eau potable de 4 000 Européens ou à celle en électricité de 62 000 foyers en Europe.

D’ici 2027, l’IA pourrait consommer entre 4,2 et 6,6 milliards de m³ d’eau, ce qui équivaut à près de la moitié de la consommation annuelle du Royaume-Uni.

Souvent présentée comme un levier d’optimisation, l’IA permettrait de réduire les déchets logistiques et donc de limiter le gaspillage. Toutefois, compte tenu des ressources importantes utilisées, on peut se demander si, après analyse, ces gains compensent réellement son impact, voire si le bilan ne devient pas négatif.

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