À l’heure où j’écris
18h09 : La page est blanche. Je cherche quelque chose à partager, un sujet qui me tient à coeur, qui peut résonner. Mais en ce mois de juin, (presque) ensoleillé, mon esprit est vidé, séché et déjà un peu en vacances. Ou en tout cas, il en a fortement besoin. Clignez des yeux, tous ceux qui se sentent concernés par ce besoin de s’évader, de ralentir, de respirer… Je suis certaine que vous avez cligné…
18h15 : À l’heure où j’écris ces lignes, je suis dans le train, je n’ai plus de batterie sur mon portable et donc plus de partage de connexion avec mon ordinateur. Ce qui veut donc dire que je suis dépourvue de mon deuxième organe vital - aka mon téléphone, d’internet - ou mon ouverture sur le monde (et les vidéos de chiens), de mes écouteurs sans fils et connectés - qui me servent à m’isoler de toute source potentielle de stress, en plus de mon ordinateur - sans lequel je ne serais pas là aujourd’hui (je lui dois d’ailleurs un discours de remerciement, peut-être dans mon prochain édito). Sous mes yeux, l’application Notes et le temps qui passe…
18h23 : Comme c’est compliqué de trouver l’inspiration en partant de rien, juste à partir de pensées. Je n’ai plus d’accès aux synonymes, aux sujets déjà abordés auparavant dans un édito, aux règles grammaticales en cas de doute sur tel ou tel accord… mais cela veut aussi dire que je n’ai plus accès aux distractions, aux mails et aux messages a little bit intrusifs, que c’est beau de se sentir seule avec soi-même et de coucher tout ça sur « papier ».
18h29 : Le temps de relire, corriger et reconstruire, je me rends très vite compte que c’est précieux. 20 minutes se sont écoulées et j’ai déjà eu l’impression de réactiver mon cerveau. De nouvelles portes, une nouvelle façon de communiquer, d’écrire, de m’exprimer. Je ne me suis pas laissée corrompre par une quelconque notification. Je prends le temps de mettre des mots sur mes pensées, sur mes idées, c’est ma créativité.
18h31 : J’étais en manque d’inspiration pour cet écrit. Finalement, je n’ai eu besoin que d’une seule chose : la contrainte. Sans mon téléphone, je me suis retrouvée seule avec moi-même, avec ma tête, mes notes. Productive, efficace, ça m’a forcé à me poser, à ralentir, à créer…à me « déconnecter ». Et finalement c’est déjà ça les vacances ! Vivre le moment présent, savourer chaque minute écoulée, voir le temps passer et revenir à l’instant T (en toute conscience, namasté !).
Je vous souhaite un bel été et surtout, une bonne déconnexion à toutes et à tous !

