Thierry Van Zeebroeck : « PUB a changé notre manière de travailler »

Communication / News

Sorti de nulle part… et directement dans le grand bain de la publicité : en 1976 apparaît un magazine professionnel dédié au secteur. Pub (aujourd’hui connu sous le nom de PUB, ou People Unified around Brands) marque rapidement les esprits. Comment certaines figures clés de l’époque se souviennent-elles des débuts de PUB et de sa fondatrice, Josephine Overeem ?

Thierry Van Zeebroeck : « PUB a changé notre manière de travailler »

Thierry Van Zeebroeck a été CEO de VAR de 2001 à 2016, puis strategic advisor jusqu’à fin 2018. Il débute sa carrière en 1973 chez Sanoma, où il s’occupe du support research pour les équipes commerciales.

« Nous ne savions généralement pas quelle agence travaillait pour quel annonceur, » se souvient-il. En 1976, Josephine Overeem lance le magazine PUB (alors encore Pub).
« Quelle bénédiction ! Enfin, nous pouvions lire quelle agence travaillait pour qui, quels annonceurs changeaient d’agence, qui étaient les contacts… Cela a rendu notre manière de travailler beaucoup plus efficace. »

Trois ans plus tard, en 1979, vous passez chez Garbarski & Partners (plus tard Euro RSCG). Que représentait PUB pour les agences elles-mêmes ?

Thierry Van Zeebroeck : « PUB était alors encore plus qu’auparavant une bénédiction. Dans les années 70, le marché était dominé par de grands acteurs, le plus souvent des holdings américaines : McCann Erickson, DDB, Lintas, Young & Rubicam, J. Walter Thompson… C’était un monde assez fermé, avec peu de visibilité pour les nouveaux venus comme Garbarski & Partners. Josephine Overeem et PUB ont changé cela. Josephine comprenait parfaitement comment fonctionnait le monde de la publicité. On pouvait aussi lui confier des informations sous embargo, qu’elle ne trahissait jamais. Et surtout : elle raffolait des campagnes marquantes et créatives. Cela a été une formidable opportunité pour nous, puis pour des agences comme TBWA et Duval Guillaume, car nous obtenions régulièrement une couverture rédactionnelle. Oui, parfois Josephine écrivait des choses qu’elle “supposait”, ce qui suscitait des réactions et finissait par faire émerger la vérité. »

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Article NL : Wim De Mont
Traduction FR : Marine Dehossay
Photos : Wim De Mont & Antonin Weber

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